Accessibilité des voiries - un espace public pour tous

Philosophiesm_logo.gif (1681 octets)

L’inaccessibilité et l’inadaptation de l’environnement urbain empêchent les personnes handicapées de bénéficier de tout le potentiel de «convivialité» de la ville et de mener une vie dynamique et créative.
Le concept d’une «Ville pour tous», est celui où chacun trouve sa place et se déplace en toute autonomie et en toute sécurité.

Pour une politique en faveur des PMR

Pour une égalité des chances

L’accessibilité est, pour les personnes handicapées, la revendication de base à la liberté et à l’autonomie et la condition primordiale pour retrouver un statut de citoyen. Aux Etats-Unis, la règle de base de la loi A.D.A. (American with Disability Act) est qu’aucun individu ne peut être victime de discrimination sur base de son handicap pour la pleine jouissance de biens, services, infrastructures et installations publiques.

Cette loi exige des aménagements à caractère «raisonnable» pour pallier l’exclusion des personnes handicapées. Elle a le mérite de mettre clairement devant leurs responsabilités ceux qui créent de nouveaux facteurs de discrimination.

La pleine participation de tous

Pour que le projet soit non seulement l’expression d’une politique, mais aussi celle des besoins et des attentes de la population, il faut que tous les partenaires soient impliqués dans sa mise en œuvre. L’aménagement, aussi bon soit-il techniquement et esthétiquement, sera moins facilement accepté s’il n’a pas fait l’objet d’une consultation et d’une participation préalable, auprès des résidents et des utilisateurs.

La pleine participation des personnes handicapées en tant que citoyens actifs, autonomes et responsables dépend d’une démarche individuelle volontaire, mais aussi de l’attitude développée par les responsables politiques.  Pour cela, l’ensemble de la structure de la ville ou de la commune doit nécessairement évoluer et les différents services travailler, non plus parallèlement, mais conjointement.
Un diagnostic précis des espaces extérieurs doit être établi. A partir de cet état des lieux, des propositions concrètes peuvent être élaborées et des décisions prises par les élus locaux sur la vocation de ces espaces.

Les besoins et les spécificités de chaque type d’intervenant consommateur d’espace doivent être identifiés et revus dans le cadre du projet. Il est indispensable que les habitants soient informés des objectifs poursuivis, qu’ils comprennent la démarche des concepteurs, qu’ils évaluent la pertinence des propositions. Une bonne communication doit être élaborée auprès des services administratifs de la ville ou de la commune, pour que le projet devienne le leur, et auprès des habitants qui occupent les espaces, pour qu’ils se les approprient.
La commune étant la première structure administrative rencontrée par le citadin, un «conseil consultatif des personnes handicapées» semble être une structure représentative apte à fournir des avis pertinents et à déterminer des objectifs à atteindre.
Le partenariat avec les associations de personnes handicapées est également essentiel. Elles connaissent les problèmes posés par les barrières architecturales et sociales et peuvent conseiller et expérimenter de nouvelles solutions. Pour une politique en faveur des personnes à mobilité réduite (PMR)

Une meilleure cohabitation entre automobilistes, piétons, cyclistes et personnes à mobilité réduite s’obtient d’abord par un réaménagement de l’espace.
Il incombe ensuite à chacun de changer quelques habitudes!
Une série de petits aménagements, inscrits dans une politique globale d’accessibilité, sont susceptibles de rendre la ville plus confortable à tous et de l’ouvrir à ceux qui en étaient exclus.

Des actions qui tiennent compte de la différence...

Il s’agit de concilier circulation, sécurité et vie locale par une redistribution de l’espace public en faveur des piétons et des activités du quartier.
La volonté d’améliorer les espaces piétons, ne peut se justifier totalement que dans le cadre d’une politique globale qui s’attache à tous les facteurs du renouveau urbain. La promotion des transports en commun, la répartition équilibrée des différentes activités dans la ville, la dispersion des infrastructures, des espaces verts et de jeux,… sont indissociables.

Au même titre que le réseau automobile, celui pour les piétons doit pouvoir bénéficier d’une priorité et d’une continuité de circulation. Qu’il s’agisse de transports publics ou de cheminements pour piétons, seul un ensemble d’itinéraires continus et interconnectés incitera les citoyens à utiliser davantage les transports publics, le vélo... ou la marche à pied. C’est l’idée de réseau.

Un ensemble d’itinéraires en faveur des PMR ne peut être séparé du reste de la circulation, mais doit être intégré dans l’espace public. Il est aussi particulièrement important que les itinéraires soient reliés aux réseaux de transport public. Cela peut se faire petit à petit. En affectant, au fur et à mesure des travaux de réfection des chaussées et des trottoirs, davantage de place aux piétons et aux cyclistes, aux PMR ... mais aussi plus d’espace pour la vie locale.

En améliorant le cadre de vie des habitants, les décideurs politiques construisent la vitrine de leur ville, reflétant ainsi son identité et son ouverture à la différence...

Page : précédente | suivante .


“Avec le soutien de la Communauté européenne - Activités en faveur de l’égalité des chances pour les personnes handicapées”

-| Accueil | Avant-propos | Sommaire | Philosophie | Constats et Analyses |
Recommandations | Exemples de bonnes pratiques | Création |-

© ANLH asbl, octobre1999.