
Lobjectif est une politique générale de laccessibilité des espaces publics par la création de déplacements continus, confortables, autonomes et sans danger pour tous. Pour déterminer objectivement si un équipement construit ou aménagé correspond aux souhaits de la «conception pour tous», les critères dimensionnels doivent être des minima et tenir compte de chaque catégorie de personnes. |
Une «conception pour tous»Intégrer les différencesLes critères de laccessibilité sont déterminés par les caractéristiques humaines. Construire de bons aménagements doit être basé sur le principe que les personnes sont toutes différentes. Cela ne signifie pas créer des installations séparées pour chaque catégorie de personnes mais plutôt intégrer les différences. Or les normes de travail utilisées par les concepteurs ont toujours été les mesures moyennes des personnes (cfr Ernest Neufert). Cependant, aménager en fonction de la moyenne nassure pas automatiquement laccessibilité égale pour tous. En effet, chaque individu est unique et peut relativement sécarter de la moyenne en fonction de sa stature, de ses facultés visuelles ou auditives, de sa force ou de ses facultés mentales et surtout sil fait usage dune aide technique à la mobilité. Si ce principe dintégrer les différences est systématiquement suivi, il en résulte une nouvelle conscientisation des concepteurs et des décideurs pour aboutir à un espace public «pour tous». En effet, laccessibilité est la pierre angulaire qui détermine ce quun environnement construit peut offrir. Chacun doit être capable dy accéder, dy circuler et de lutiliser de manière égale et en toute autonomie. Des critères liés aux PMRLes critères daccessibilité liés aux PMR représentent les besoins spatiaux (encombrement) et techniques (mobilité) des personnes qui désirent utiliser lespace public. Avec le principe dune «conception pour tous», ce sont les caractéritiques extrêmes du corps humain et ses possibilités absolues qui sont à prendre en considération. Plusieurs pays appliquent leurs propres critères. Par exemple, la France, la Grèce et la Belgique ont transcrit des normes dans des manuels, sous forme de règlements ou de principes. Ces normes fournissent des valeurs, souvent minimales, basées sur des études daides techniques à la mobilité (fauteuil roulant, canne) et sur les renseignements fournis par lexpertise des associations de personnes handicapées. Certains pays appliquent des critères plus larges. Cest le cas des pays nordiques, comme le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Suède et lIslande. Dans leur idée dune «conception pour tous», les normes tiennent compte des besoins de chacun mais doivent rester suffisamment souples. En effet, les progrès technologiques dans les aides à la marche sont très rapides. Il importe donc, dans ladoption de certaines normes, de prévoir une «marge de manuvre» suffisante pour ne pas bloquer ce progrès. Page : précédente | suivante . |
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